lundi 30 avril 2007

Pourquoi et comment Ségolène va gagner

L'analyse des reports de voix n'a pas encore été faite ici. La voilà donc :

- Sarkozy fait 11,5 millions de voix. Avec de Villiers et Nihous, il en fait 12,7.
- Royal fait 9,5 millions de voix. Avec Voynet, Buffet, Besancenot, Bové, Arlette, et Schivardi, elle en fait 13,3.
- En enlevant 300 000 voix d'extrême-gauche abstentionniste (un peu plus de 10% des voix de Besancenot, Bové, Arlette et Schvardi), elle fait 13 millions de voix.
- Soit un avantage de 300 000 voix pour Royal.

- Le Pen fait 3,8 millions de voix.
- Bayrou fait 6,8 millions de voix.
- Soit 10,5 millions de voix qui se partageront entre Sarkozy, Royal, et abstention.

- Environ 6,5 millions d'abstention.

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- Le report de vote Le Pen oscillera entre 60% Sarkozy, 15% Royal, 25% abstention, soit 2,5 millions pour Sarkozy, 500 000 pour Royal ; et 40% Sarkozy, 40% abstention, 20% Royal, soit 1,5 million pour Sarkozy, 1 million pour Royal.
- Cela donne entre 15,2 millions pour Sarkozy, 13,5 millions pour Royal, et 14,2 millions pour Sarkozy, 14 millions pour Royal.
- On peut envisager quelque chose proche de 2 millions pour Sarkozy, 0,7-1 million pour Royal. Soit approximatiement de 500 000 à 1 million de voix d'avance pour Sarkozy.
- Sarkozy 14-15 millions, Royal 13,5-14 millions.

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- Le report de vote de Bayrou sera entre 40 et 55% pour Ségo, 30 et 45% pour Sarkozy. Soit entre 3 et 4 millions pour Ségo, entre 2 et 3 pour Sarko.
- Soit Sarkozy 16-18 millions, Royal 16,5-18 millions.

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- Maintenant mon estimation personnelle globale, dans laquelle les arrondies se rééquilibrent, en millions :
- Sarkozy : 12,5 + 2 FN (50%) + 2,5 Bayrou (40%) = 17 millions.
- Royal : 13 + 0,5 FN (10-15%) + 3,5 Bayrou (50%) = 17 millions.
- soit égalité parfaite.
- Les deux candidats seront entre 17 et 17,5 millions d'élécteurs.

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- Comment se fait la différence, dans un sens ou dans l'autre ? :

- Les élécteurs FN de type ouvrier, ancien communistes, qui pensent voter pour Royal le feront quoi qu'il arrive. Les élécteurs FN de type anti-système radical s'abstiendront quoi qu'il arrive. Les electeurs FN type extrême-droite old-school voteront Sarkozy. La question est celle de leur proportion respective, probablement proche des trois tiers plus ou moins égaux. Il reste donc les élécteurs qui hésitent entre l'abstention, le vote anti-pouvoir en place, et le vote Sarkozy bonne vieille droite, parti de l'ordre. On peut écarter le vote anti-pouvoir en place dans le cas présent, Sarko etant "nouveau" et Royal etant une femme socialiste. Tout ce joue donc ici sur le choix entre Sarkozy et abstention. Et là, la consigne de vote de Le Pen peut avoir du poids. Elle peut faire passer le vote Sarko de 60% à 40%. Le Pen n'appelera pas à voter Royal. Il ne donnera pas à ses élécteurs la liberté de vote sans se prononcer, c'est pas son genre. Ce serait partir sur le constat du déphasage entre lui et son éléctorat. Il pourrait appeler à voter Sarkozy, sur le mode "Mes idées ont vaincu, elles se sont répandues partout. Je me retire sur cette victoire idéologique". Mais il ne le fera pas. Ce serait liquider la moitié du fonds de commerce de son parti et de le transformer en MPF classique, à l'heure où sa fille Marine va reprendre le flambeau. Il ne lui reste donc que l'appel à l'abstention. Ou bien au moins affirmer que lui s'abstiendra, ses élécteurs sachant que Sarkozy n'est qu'un opportuniste que lui pique ses idées. C'est la même chose. Je peux me tromper, mais un appel au vote Sarkozy serait un véritable événement politique, bien plus que ses 10% au premier tour. C'est très improbable, alors que les législatives approchent, et que Sarkozy élu n'aurait pas besoin ni intérêt à faire d'arrangement avec les candidats FN. Conclusion, l'abstention gènera Sarkozy, bien plus que Royal.

- Le report de voix de Bayrou sera majoritairement pour Ségo. L'ancienne UDF votera Sarkozy. Elle pèse entre 30 et 40% de ses voix. La gauche votera Ségolène intégralement, entre 40 et 50% de ses élécteurs. Il reste donc 20% de centristes purs et d'anti-système resystèmisés. Ces derniers s'abstiendront ou voteront Ségo. Le débat a montré les convergences fondamentales entre Royal et l'ensemble du discours politique et humaniste de Bayrou. L'opposition entre son projet et celui de Sarkozy sur ce plan est totale. Bayrou a beaucoup attaqué Sarkozy depuis le 22 avril. Et il devrait très probablement annoncer qu'il vote Ségo personnellement. Il a affirmé qu'il ferait par de son choix après le débat. S'étant fait piller ses députés par Sarko, s'étant fait détruire verbalement par les UMPistes, n'ayant d'avenir politique qu'avec le PS, il se prononcera pour Royal. Déclarer s'abstenir lui aliènerait une bonne part de son éléctorat de gauche, en prévision des législatives, où il sera l'aile droite du PS. Cela aura du poids sur ses élécteurs indécis.

- La participation n'augmentera pas. Elle devrait baisser et se rapprocher des 80%, un certain nombre d'élécteurs FN, Bayrou et extrême-gauche s'abstenant. Mais il existe néanmoins, sur les 6,5 millions d'abstentionniste, un réservoir de voix de 1 million environ, qui pourrait annuler partiellement l'abstention des votants du premier tour. Quant à savoir de quel côté ceux-là pencherait, je n'en sais rien. Mon inclination personnelle m'inciterait à dire qu'ils voteraient pour s'opposer à Sarkozy en priorité, mais rien n'est moins sûr.

- La différence dans un sens où dans l'autre dépendra largement de l'abstention ou du vote Sarko d'élécteurs FN. Cela le fera passer devant où derrière.

- 500 000 votes blancs et nuls sont toujours en marge. Le vote blanc et nul n'est pas une pratique de droite. 500 000 personnes se sont déplacés pour ne pas s'exprimer en pourcentages. Ils retourneront voter. Et parmi eux, certains s'exprimeront, pour Royal. Le vote blanc est un vote informé, démocratique, et plutôt de gauche, en tout cas Républicain. Dans ce contexte, c'est Ségo qui en bénéficiera. Entre 100 000 et 300 000 voix à récupérer. Cela pourrait bien faire la différence.

- Conclusion : Royal l'emporte, avec un écart inférieur à 500 000 voix.

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Note : La manipulation des machines à voter en faveur d'un candidat, notamment le détournement des votes blancs, n'est pas prise en compte dans l'analyse.

Lien (social)

Emouvant et tellement moderne. A voir absolument !

(C'est con mais ça fait plaisir... Le Canada toujours avant-gardiste...)

La dérive d'une droite extrême

Le Sarkozysme a franchi ces derniers jours une nouvelle étape, dans un silence médiatique assourdissant. Une étape fondamentale, que ne doit pas cacher la maturation progressive de ce phénomène politique depuis cinq ans. Toutes les barrières, les tabous, les limites de la démocratie ont été franchies.

On connaissait la propension du sarkozysme à verouiller le système médiatique, de plusieurs manières. La connivence, la collusion, partialité : Jean-Pierre Elkabbach, Franz-Olivier Giesbert et Arlette Chabot sont devenus les symboles de cette propagande qui ne dit pas son nom mais ne prend même plus la peine de se cacher. Et pour assurer les arrières, rien de tel que le soutien des actionnaires : Martin Bouygues (propriétaire de TF1) et Arnaud Lagardère (Elle, Paris-Match, Télé 7 jours, Europe 1, Europe 2, le Journal du Dimanche, Nice-Matin, La Provence, Entrevue, Choc, Hachette, les NMPP) etaient présents au meeting de Bercy dimanche 29 avril. Serge Dassault (Le Figaro), François Pinault (Le Point) sont des potes. Tout comme Jean-Marie Colombani et Alain Minc (Le Monde). Menaces ensuite, à la direction de France 3, à celle de Libération. Interventions directes enfin : démission forcée du directeur de rédaction Alain Genestar de Paris-Match (pour avoir publié des photos de Cécilia avec son amant).

On connaissait l'occupation permanente de tous les médias disponibles, le spam internet, avec la complicité de la SNCF parfois. On connaissait le tropisme lepeniste de Sarkozy. On connaissait les mensonges (sur les deux jeunes morts dans un transformateur de Clichy, sur les origines et les casiers judiciaires des emeutiers de novemvre 2005) et la manipulation des statistiques de la délinquance et de la comptabilité du budget de l'Etat. On connaissait les attaques contre l'indépendance de la justice, sommée de rendre des décisions conformes à sa volonté. On connaissait son utilisation des moyens financiers et humains (RG) de l'Etat pour mener sa campagne. On connaissait ses relations troubles avec la mafia des Hauts-de-Seine, le gang Pasqua, les business, la corruption.

Malgré tout cela, on pouvait toujours le prendre pour un "démocrate" approximatif malgré tout. Mais tel n'est plus le cas. Les événements et les discours de ces derniers jours le montrent tel qu'il est : démagogue, populiste, sophiste, dangereux, et anti-démocratique. Ainsi un débat de fond entre deux candidats à la presidence représentant 16 millions d'élécteurs, est d'abord empêché, directement ou indirectement, par celui qui avait déjà refusé de débattre avant le premier tour. Lorsque ce débat a lieu, il est jugé "anti-démocratique" et "anti-constitutionnel". Cela seul suffit à disqualifier cet homme et son équipe. Après la tenue du débat, les chiens de garde du Sarkozysme critiquent la "petite fille devant son maître", son inutilité et sa naïveté. Une fois encore, les médias acquiescent et reprennent en coeur. Au-delà des désaccords économiques, ce qui sautait aux yeux était la vision similaire de Bayrou et Royal de la République, de l'exercice démocratique, du fonctionnement des institutions, du dialogue politique, des valeurs de notre société. En opposition totale au Sarkozysme. Et là encore, tout ce que l'on nous en montre dans les médias aplatis, c'est les divergences économiques, l'arbre qui cache la forêt. Pendant que ces deux candidats dialoguent sur le fond, Sarkozy affirme qu "ils bavassent dans un hôtel parisien", dénonce leurs tractations d'appareil, et prétend lui seul parler de projet. Toujours aucune réaction. Il se pose en victime d'un tout sauf Sarkozy réel dans la population, mais inexistant dans les médias et chez les politiques. Un double mensonge, totalement hors de la réalité. Lui serait la victime, lorsqu'il ne fait qu'attaquer ceux qui parlent démocratiquement de programmes, et invente tout ce qui est possible pour faire croire ceux qui l'écoutent. Lui ne serait pas dans les négociations partisanes, quand il préfère débaucher par la menace les députés UDF, plutôt que débattre. Lorsqu'il attaque Royal et Bayrou, c'est de lui-même qu'il parle. Et personne n'est là pour le rappeler, simplement pour le dire. Les siens suivent le mouvement, tel Xavier Bertrand, n'hésitant pas à déformer les propos de Royal et de la gauche, manipuler la vérité, à reprocher à Jospin tous les maux de la France après cinq ans de gouvernement UMP, à mentir sur les chiffres, à multiplier les affirmations mensongères. Il ne reste plus que le vote pour l'arrêter. Et même cela est mis en doute par les machines à voter.

Désormais, tout est bon pour prendre le pouvoir. Toujours plus extrême, toujours plus bas, toujours plus mensonger, toujours plus fallacieux. Ca fait vraiment vomir. Et les Republicains démocrates semblent démunis face à une telle offensive, relayée sans interférence par les médias de ce triste pays. La question centrale de cette éléction n'est plus un programme économique ou un autre, telle mesure ou telle autre, mais bien la conception de notre démocratie politique. Il faut absolument le voir, le reconnaître et le montrer. Aux bayrouïstes, soyez lucides, et soyez cohérents avec vos idées, si ce sont bien celles de Bayrou. A l'extrême-gauche, soyez responsables, ne vous fourvoyez pas dans le pareil au même, tel n'est pas le cas. Un vote Royal ne sera pas un blanc-seing, et les législatives suivent. Ce sera un acte de résistance à la démagogie dangereuse, et un acte de défense de nos valeurs. L'abstention est un vote pour Sarkozy, c'est choisir volontairement de le laisser passer. Et il y en aura pour dix ans. Le pays ne sera plus le même, notre démocratie non plus.

Pour un jeune qui a appris dans les livres d'histoire Napoléon III, Boulanger, les lois de 1905, Jaurès, les Croix de Feu, le Front Populaire, le Fascisme, le National-Socialisme, Vichy, Poujade, Mai 68, l'ORTF, mais qui a grandi avec Le Pen, Berlusconi, Bush et TF1, la situation actuelle fait vraiment peur. La victoire de Sarkozy sera une double défaite : défaite de tous nos combats contre les idées de Le Pen ; défaite de notre idéal Républicain et démocratique. On peut encore l'empêcher. Si vous ne le faites pas pour vous, faites le pour nous, vos enfants.

Votez.


Pour les retardataires...

Le débat Royal-Bayrou (c'est sur le Figaro, désolé)
Le dossier Marianne sur Sarkozy

dimanche 29 avril 2007

Pimp My Sarko-Z !
La France de dans 8 jours...
Deuil National sur 10 générations
Edwy Plenel s'en mêle
A méditer, vraiment

Art Press vote Sarko !

Qui l'eut cru ? Un journal sérieux comme Art Press voit sa direction faire copain-copain avec Doc Gyneco et va voter Sarkozy. Ou comment les anciens gauchistes sont passés de l'autre côté. Bientôt en kiosque :


Meeting de Sarko à Bercy

Le meeting de Sarkozy à Bercy ce dimanche apres-midi est diffusé en live sur Bfm tv, pour rééquilibrer le temps de parole. C'est toujours interessant de regarder cela de manière extensive. Bien sûr, il faut vraiment ne rien avoir à faire de son dimanche apres-midi...

Appel d'un élécteur de Bayrou de droite

"Il y a des aventures qui marquent. Marco Polo autour du monde. Moi rue de l'Université. Un voyage intérieur. Au sein de la ruche bayrouïste. Il restera tant d'images, de mots, de bonjours et surtout des regards. Surtout des regards. Nous n'étions pas beaucoup. Nous n'avions rien. Et nous avons fait beaucoup. Cette tribune m'est l'occasion de remercier Marielle de Sarnez qui m'accorda sa confiance sur un simple sentiment. Un rapport direct et franc. Béatrice, Raphaël, François-Régis, Florence, Abder, Thierry, Mickaël, Florent, Maud, Stéphane et tous les autres que je n'oublie pas. Et bien entendu François Bayrou sans qui rien n'eut été possible. Tous, des chauffeurs aux hôtesses d'accueil, Anne, Hélène, Dorette, aux hiérarques du parti nous ont obligé, dans la cellule internet à nous dépasser. Nous fumes la vitrine légale d'un mouvement autonomiste qui prit les armes de la démocratie pour faire valser le Vieux monde.

François Bayrou a réussi son pari. Faire trembler, bouger ces plaques tectoniques. Obliger les uns de travailler avec les autres. Un pari fou. C'était du tout ou rien. C'est le tout qui a prévalu. Sept millions de Français ont voté pour François Bayrou. Qui choisiront dimanche prochain quelle présidence ils souhaitent donner à la France. Ne nous cachons pas derrière quelque phrase vertueuse, nous sommes affreusement déçus. Et ce n'est certainement pas l'institut de sondages CSA qui adoucira l'amertume qui nous habite. Avoir sciemment donné Le Pen un demi point au-dessus de François Bayrou à moins de 48 heures du scrutin était une vaste fumisterie dont ils souffriront économiquement longtemps, je l'espère pour eux.

De cette déception, il faut faire naître un élan. Il a été initié par François Bayrou mercredi dernier avec l'annonce d'une nouvelle formation politique dont le nom reste à définir. Je souhaite pour ma part qu'elle prenne les atours du Democratic Party américain. Nous verrons ce qu'il en est dans les prochains jours. Mais avant cet élan, ce choix, pour nous qui sommes si déçus, amers et en colère. Ce choix cornélien qui nous obligerait presque de nous dire qu'après tout, qu'ils se démerdent entre eux, ce n'est plus notre affaire que ces affaires-là. Or ce sont bien nos affaires. Plus que jamais. Nous avons incité, par le discours de François Bayrou, les électeurs à se passionner pour cette élection. Nous les avons poussés à se présenter dans les bureaux de vote. Les lâcher ainsi en rase campagne ne serait pas une bonne chose.

Je ne me fais ici le porte-parole de personne. Mais il me semble, au vu de cet incroyable discussion de fond entre Madame Royal et Monsieur Bayrou, l'un venant à servir de l'eau à l'autre, geste magnifique et révélateur dans ce pays où l'on ne se parle plus, où le quant-à-soi devient une religion, qu'il est plus de différences entre Messieurs Sarkozy et Bayrou qu'entre Madame Royal et Monsieur Bayrou. J'ai titré hier sur le site internet : "François Bayrou prend acte des désaccords entre lui et Madame Royal." Ce ne sont que des désaccords. Pas des divergences de fond irréversibles. Cela implique que le 6 mai, nous aurons à voter pour elle.

Je suis issu de la droite conservatrice. D'éducation judéo-chrétienne stricte, j'ai conservé de l'Histoire le sentiment que nous devons aujourd'hui travailler comme un orchestre, non comme un groupe de rock échevelé. Je sais que les déchirement qui naîtront de ce papier, mais aujourd'hui, le souci de mon pays m'est supérieur aux sarcasmes familiaux. J'écris dans Libération, un journal qui ne nous a pas épargnés durant cette campagne. Nicolas Sarkozy a certainement de bonnes idées en matière économique. Mais ce dont nous avons besoin avant tout, c'est d'être secoués avec empathie. Nous n'avons pas besoin d'un homme qui renvoie les Allemands à leur passé. Nous n'avons pas besoin d'un homme qui musèle la presse. Nous n'avons pas besoin d'un homme qui monte les uns contre les autres.

Nous avons besoin d'une femme qui dirige notre pays. Nous avons besoin d'une femme qui redonne confiance à tous, pas seulement aux bien-nés. Nous avons besoin d'une femme de poigne. Nous avons besoin d'une femme qui sait surmonter les blocages idéologiques de son vieux mouvement. Nous avons besoin de cette femme libre, aussi libre que nous le fumes dans l'UDF-Parti libre. Amis et compatriotes qui aviez voulu confier les rênes du pays à François Bayrou, il est temps de poursuivre dans le sillon tracé. Votez le 6 mai pour Madame Royal et adhérez en masse au nouveau mouvement de François Bayrou."

Column.
A reproduireet diffuser.

samedi 28 avril 2007

Halte à la Propagande médiatique !

Alors que Royal et Bayrou nous proposent un modèle de débat démocratique, le traitement qu'il en est fait par les médias est proprement scandaleux ! Ca fait vraiment peur pour l'avenir.

jeudi 26 avril 2007

Revue de détails

- D'après Jean-Louis Bianco, le débat Royal-Bayrou aura lieu samedi à 11 heures dans les locaux d'I-télé (le direct est diffusé sur le site), et sera également diffusé sur France Inter et Canal+.

- André Santini estime qu'un tel débat serait "anti-démocratique et même anti-constitutionnel". Quel humour...

- Sur le blog de François Mitterrand :

A quelques jours du débat je me dois de révéler une petite anecdote savoureuse. Lors de son dernier passage à Antenne 2, Nicolas Sarkozy a snobé tout l’état major de la chaîne venu l’accueillir à grands renforts de compliments. Président, directeur de ceci, directeur de cela, directeur du reste, directeurs adjoints et autres directeurs délégués. Même Patrice Duhamel, l’homme à la poignée de mains giscardienne, a été ignoré, tel Lauzun au coucher de Louis XIV précédant le jour de sa disgrâce. Le candidat UMP n’a adressé la parole qu’à une seule personne, le tout avec beaucoup de chaleur et d’amitié. Une démonstration d’affection qui valait adoubement au sein de la famille Sarkozyste. La promesse de la direction générale de la chaîne me dit-on. Le candidat de l’UMP a félicité cette personne pour l’ensemble de son œuvre durant la campagne, la remerciant en termes éloquents : « Je n’oublierai pas que c’est grâce à vous, chez vous, que cette belle aventure a commencé » Il faisait référence à cette émission du mois de novembre dernier, d’une durée de trois heures, où il avait pu, sans contradiction aucune, débiter ses sornettes. Sous l’effet de ces simples mots prononcés du fond du cœur, Arlette Chabot s’est, parait-il, empourprée, comme happée par les vagues tumultueuses d’un plaisir jusque là inconnu pour elle, renversée, emportée, submergée, enivrée…Et il est juste de reconnaître que le compliment est mérité. A part cela, Arlette Chabot est pressentie par Antenne 2 pour arbitrer le débat du 2 mai. Moi, je la récuserais.


- Selon Ségolène, le président du Syndicat de la Presse Régionale Quotid
ienne aurait rencontré Nicolas Sarkozy ce matin. Le SPQR refuse d'accueillir le débat entre Bayrou et Royal. Ségo parle de "pressions". On n'ose y croire, c'est vraiment pas le genre de Sarkozy. Il doit y avoir des patrons de presse régionales légérement ennervés en ce moment. Un scoop en or massif qui leur passe sous le nez. Pour certains journaux de merde, ça n'aurait pas fait de mal.

- Sarkozy, qui refuse les tractations d'appareil et préfère parler aux Français, refuse un débat contradictoire avec Bayrou, mais veut le rencontrer en tête-à-tête. Sa logique est implacable. Digne d'Arlette Chabot. N'empêche qu'il a raison de refuser, il se ferait détruire. Y aurait plus personne pour le débat du 2 mai.

- Ce même Sarkozy, qui refuse les tractations d'appareil et préfère parler aux Français, a proposé à Bayrou une alliance contre Chirac, en 2004. Implacable, je vous dis.

- Toujours ce même Sarkozy, se pose en victime du Tout Sauf Sarkozy de la part de tout le monde. Pourtant, à part lui, personne n'en parle. Les autres préfèrent débattre. Implacable.

- Gilles de Robien juge "immorales" les critiques de Bayrou envers Sarkozy et son refus de donner une consigne de vote (en faveur de Sarkozy) à ses élécteurs. "La moralité politique est mise à mal" dit-il. Mais quel con de réac moraliste de xxx ce Robien. Quand va-t-il enfin rejoindre sa vraie famille politique, celle de Philippe de Villiers ?

- De Robien, Bertrand, Hortefeux, Devedjian, Estrosi, Santini, Besson, Douste Blazy, Longuet, Tapie, j'en passe et des meilleurs. Les amis de Sarkozy sont des delinquants, des traîtres, des fachos, des délinquants, des réacs, ou des cons. Et parfois les tares s'ajoutent les unes aux autres.

- Eric Besson, à la veille du premier tour, a téléphoné à Bayrou pour lui faire des offres de services en cas d'accession au second tour. C'est donc non seulement un traître, un hypocrite et un aigri, mais également un opportuniste à vestes multiples, sans la moindre conviction sinon le pouvoir et la célébrité. On comprend pourquoi il soutient Sarko. Et c'est mieux comme ça. Le plus beau comité de soutien d'un candidat qu'on ait jamais vu.


mardi 24 avril 2007

Mauvaise nouvelle

PPDA sera accompagné pour présenter le débat du 2 mai par Arlette Chabot !!!!! Je sais pas vous, moi ça me fait peur. En même temps, si ça se voit trop qu'elle est fan de Sarko, ça peut qu'aider Ségo...

Le dire et le répéter !

S'abstenir, c'est faire élire Sarkozy ! C'est con mais faut le dire et le répéter, à tous ceux qui hésitent, à gauche et au centre.

Analyse personnelle du premier tour

Deux surprises lors de ce scrutin : la participation historique, et le "petit" score de Le Pen.

Participation
Malgré tout, la France et les Français montrent, après le référendum européen, qu'ils restent un peuple politique et politisé, qui garde le goût de la démocratie, de l'éléction et du débat. Beaucoup de choses à critiquer, mais c'est là quelque chose de très rassurant.

Sarozy et Le Pen
Concernant les scores des différents candidats, la seule surprise est le déplacement de 5% de voix de Le Pen vers Sarko. Les sondages l'ont dit, mais peu d'entre nous (et surtout pas moi), pensait voir un Le Pen sous les 12 et un Sarko au-dessus des 30. Le score normal aurait été 25 / 17. Mais Sarko a réussi son pari. Il a volé ses élécteurs, et réintégré ses idées au sein du "pacte Républicain". Républicain à l'américaine : ordre social, moral et culturel, libéralisme économique. Sarko ayant pris un tiers des élécteurs FN, on peut penser que parmi les 11% restants, le report de voix sur Sarko sera loin des 100%. Je dirais entre 4 et 7% de report. Quelque chose comme trois tiers Sarko-Ségo-abstention. Une part adhère aux idées de Le Pen et donc à celle de Sarko, sur les immigrés, etc. Une part vient du PC et des milieux ouvriers, et peuvent retourner à gauche, préférant le social aux puissances de l'argent, si l'on pense à leur rappeler. Une part rejette le système dans son ensemble, et ne voteront pour aucun des partis "responsables de la crise depuis 30 ans". Donc rajouter 11% à Sarko est une erreur.

Quant à la consigne de vote que donnera Le Pen, il peut ne rien dire, appeler à voter Sarko, ou appeler à l'abstention. Ne rien dire serait surprenant, le cul entre deux chaises. Et ce n'est pas son genre, qui plus est après sa déception et sa rage visible lors de son discours d'après premier tour. Appeler à voter Sarko dépendrait de discussions en sous-main. Mais il a peu à gagner, pas de ministère, et surtout pas de proportionnelle immédiatement. Le personnage serait du genre à demander des garanties, et surtout un appel public et formel de Sarkozy, ce qu'il ne peut vraisemblablement pas faire. Ou alors il se retire sur cette défaite qui est une victoire, avec un discours du genre : "J'ai gagné, mes idées se sont répandues dans toute la société française, j'avais raison, Sarkozy a adopté mes idées, je peux donc me retirer et le soutenir." Ce serait un baiser empoisonné pour Sarkozy. Mais Le Pen ne peut pas dans le même temps renoncer à tout son discours anti-système, qui reste au coeur du FN, même lorsque Marine en prendra la tête. Alors que la pérénnité du parti est assurée et que la succession est préparée, ce serait une auto-destruction. Sachant que c'est la fille qui va prendre les rennes, il ne le fera pas. Il reste donc l'appel à l'abstention, le plus probable. Les deux représentent le système qui a échoué, et feront le même et le pareil, l'Europe, etc. Dans ce cas, une large part des vrais élécteurs FN anti-système s'abstiendront. Certains iront à Sarko, même si la plupart ont déjà déménagé. Et quelqu'uns voteront Royal également.

De Villiers fait un bon score, vu son discours ridicule et sa prise en sandwich entre Sarko et Le Pen. J'etais certain depuis des mois qu'il appelerait à voter Sarko et obtiendrait un ministère. Mais cela revient au même, il se garde une position semi-hors-système semi-dans-le-système, lui comme Sarko savent que tous ses élécteurs vont voter pour le nain, à 90-100%. Justement, le président du comité de soutien à De Villiers vient d'appeler tous ses élécteurs à voter Sarko.

La palme revient à Eric Besson. Même pas envie d'en parler, c'est trop minable.

Enfin, ça fait mal de voir que plus de 15 millions d'élécteurs adhérent aux idées et discours de Sarkozy et Le Pen. Et le vieillissement de la population ne va rien arranger.

Royal et la gauche
Le score de Royal, et son corrolaire, la taule des petits candidats, etait prévisible et prévu. Le vote utile et la peur de Sarkozy ont massacré l'éparpillement des voix. Royal ne pourra que peu augmenter ses voix par rapport au total des candidats de gauche. Beaucoup ont déjà voté pour elle, les autres pour les petits. Ses marges se situent donc au centre, à l'extrême (type ouvriers ayant voté FN) et chez les abstentionnistes. On peut supposer un très bon report de voix chez les élécteurs des Verts et du PC, et un report assez fort chez la LCR et Arlette. Certains s'abstiendront, mais surement pas beaucoup, avec les appels à battre Sarko, et la peur qu'il inspire. Au second tour, beaucoup abandonneront tout scrupule envers une gauche trop à droite. Mention spéciale à Arlette, qui, pour sa dernière, prend ses responsabilité et appelle à battre Sarkozy, en citant le nom de Ségolène Royal, pour qui elle-même votera à titre personnel. On aimerait que Bayrou prenne lui aussi ses responsabilité en ce moment grave pour le pays et la République.

Voynet est victime du vote utile, de Nicolas Hulot, et de son parti. Les Verts feront mieux aux législatives. Quant au PC, il ne faut pas confondre le score de Buffet et la représentativité du parti. Les conditions étaient très particulières, avec Sarkozy, le souvenir du 21 avril, la percée de Bayrou qui mettait en danger Royal pour le second tour, et l'échec total de l'union de l'extrême-gauche. Aux législatives et aux municipales, ils feront bien mieux, bien que l'on assiste néanmoins à la longue chronique d'une mort annoncée. Même si Besancenot a définitivement pris la tête de l'opposition de gauche. Son avenir est lumineux, avec la disparition progressive du PC, la retraite d'Arlette, et son appel responsable à contrer Sarko. Si la gauche est au pouvoir pour cinq ans, il va cartonner, avec Bové à ses côtés.

Bayrou
C'est pour lui une réussite. Mais aussi un piège. Le mélange d'élécteurs de droite et de gauche fait que tout choix pour l'un ou l'autre des candidats encore en lice serait une trahison pour une partie d'entre eux. Il ne peut pas soutenir Sarkozy. Tout l'y oppose, ce serait un retour en arrière et reviendrait à jeter à la poubelle tous les bénéfices acquis ces derniers mois.

Peut-il ne rien dire du tout, sinon qu'il laisse ses élécteurs faire leur choix en âme et conscience ? C'est a priori le plus probable. Mais il serait pourtant étonnant qu'il ne laisse pas entrevoir qu'à titre personnel il votera Royal, par allusions, subtilement, implicitement au moins. Il est clair que son avenir est au centre tendance centre-gauche, et non au centre-droit. Ses cadres de droite ont ou sont en train de déménager. La grande majorité des élécteurs Bayrouïstes de droite n'aiment pas Sarko. Les vrais de droite voteront Sarko, mais une partie devrait voter Royal si leur allergie et leur humanisme sont supérieurs aux déterminants économiques du vote. Et beaucoup devrait s'abstenir, plus encore étant donné qu' "il a déjà gagné".

Royal la joue très finement depuis hier. Sa proposition de débat public et ouvert sur 5 thèmes (l'Etat impartial, la rénovation de la République, la pacification (il me semble, choix du terme un peu étrange par sa connotation, mais pertinent pour le reste), la relance de l'Europe, l'éducation et l'écologie). Sur tous ces thèmes, la convergence est réelle. L'appel des Rockouchner-Bendit commence à prendre son sens, et se révèle peut-être être un bon coup, plutôt qu'un croche-pied. Et la forme proposée par Royal, un débat public et sur le fond, ne nuira ni à l'un ni à l'autre, donnant une image de démocratie partisane (dans la lignée des primaires PS) s'intéréssant au fond, au contenu. Et sur tous ses thèmes, Bayrou s'oppose à Sarko, mettant en lumière les différences fondamentales avec l'UMP. De plus, cette manière de faire, différente de concessions centristes braquant l'extrême-gauche, elle ne fâche personne. Cela montre ce que peut-être une manière responsable de faire de la politique. Donc bravo, elle pouvait pas mieux faire. Il faut ajouter la réunion Royal-Delors aujourd'hui, le meeting avec Cohn-Bendit ce soir, et un meeting prévu avec Romano Prodi, idôle des centristes européistes au même titre que Delors, et chantre de l'union de la gauche jusqu'au centre. Point de vue symbolique, c'est du lourd. En supplément, Fillon a mis en garde Bayrou, l'UMP présentera des candidats dans toutes les circonscriptions s'il n'appelle pas à voter Sarko. Merci Fillon, rien de mieux pour qu'il fasse l'inverse. Ses cadres se barrant à l'UMP, l'avenir de Bayrou est au centre-gauche, avec son futur parti social-démocrate qu'il va annoncer demain. De plus, il s'est créé un avenir à gauche. Combien d'élécteurs de gauche lui pardonnerait de laisser passer Sarko ?

Reste qu'il faut dire clairement à Bayrou qu'il a une lourde responsabilité pour l'avenir de notre pays, de notre République, et de notre démocratie. Ne rien faire et ne rien dire équivaut à laisser passer Sarko. Et Bayrou doit bien se rendre compte des dangers que représente cet homme. Se taire revient à choisir son intérêt politique personnel avant celui de la République, avant celui de ses idées. Après tous ces beaux discours républicains et démocrates, il se trahirait lui-même, et nous avec. Que cela soit dit et répété. On est humaniste ou on ne l'est pas.

Inversion du calendrier
Jospin a fait une grave erreur en choissisant de donner la priorité aux présidentielles. Qui lui a couté cher. Faire passer les législatives avant les présidentielles permettrait d'abord de préférer le fond à la forme. Sarkozy contre Royal, image contre image, com contre com. Avec les législatives, les programmes prendraient le pas sur la personnalité. De plus, cela permettrait l'expression de toutes les sensibilités politiques d'abord, pour ensuite sereinement choisir un président. Il faudra y revenir en détails de toute façon. Plus tard.

Machines à voter
Il faut absolument que la gauche, au pouvoir ou dans l'opposition, et les citoyens, se mobilisent dans la durée contre ces machines à voter, nuisible à la démocratie. Sur le plan symbolique, l'isoloir et l'urne etant les symboles par excellence de l'expression de la souveraineté populaire. Sur le plan de la fiabilité, bugs, pannes, erreurs des élécteurs, fraudes. Sur le plan de la confiance enfin. Comment avoir confiance en une boite noire qui sort un chiffre, sans recompte possible, sans vérification. L'opacité de la boite à la place de la transparence de l'urne.




Rien n'est impossible...pas même le meilleur.

lundi 23 avril 2007

A venir

Analyse du vote et reports de voix au second tour. Bientot. Désolé, trop fatigué et pas le temps aujourd'hui. Ca sera pour demain j'espere. Ca murit, l'espoir revient, besoin d'une analyse arithmétique détaillée. Mais rien n'est perdu. Et la campagne a repris, dans le bon sens pour Royal, qui la joue finement avec Bayrou, publiquement et sur le fond. Je recommence à y croire. Je reviens dès que possible.

dimanche 22 avril 2007

Infos - actualisation permanente

Sur ce : bonne soirée à tous. On y est presque. Time for rosé, la couleur adéquate...

- La participation atteindrait 87% au premier tour de la présidentielle, soit un record sous la Vème République, selon les estimations des instituts de sondage IPSOS et IFOP. (Avec AFP). Si c'est le cas, c'est vraiment ouf !

- 73,87 % de participation à 17 heures. Plus 15 % par rapport à 2002 à 17 heures.

- La participation de l'outre-mer au premier tour de la présidentielle a enregistré une très forte hausse par rapport à 2002, allant jusqu'à 25 points en Guadeloupe ou 23 en Martinique, selon des chiffres définitifs obtenus auprès du ministère de l'Outre-mer. Les électeurs ont également été très nombreux à se déplacer à Saint-Pierre et Miquelon (+ 21 points de participation), en Polynésie française (+ 17 points), en Nouvelle-Calédonie (+ 13 points) et en Guyane (+ 12 points).

- Une électrice âgée de 93 ans est décédée après avoir été victime d'un malaise dans l'isoloir d'un bureau de vote de Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique. Il s'agit d'une "mort naturelle, liée à l'âge et certainement à la chaleur", a dit un policier. Le bureau de vote est resté fermé pendant une demi-heure, en début d'après-midi.
La depeche ne dit pas si elle a pu voter Ségo avant de décéder, ou bien si elle s'est eteinte avant de voter Sarko. Blague a part, c'est une belle mort citoyenne.

- Al Qaeda menace l'Espagne et la France : Les services de sécurité espagnols ont averti le gouvernement de Madrid que l'Espagne et la France risquaient d'être attaquées par l'aile nord-africaine d'al-Qaida et que le groupe était actif en territoire espagnol, rapporte aujourd'hui El Pais. Le journal cite des informations récentes des services de renseignement (CNI) selon lesquelles l'Organisation al-Qaida pour le Maghreb islamique s'emploie à récolter des fonds en Espagne et à recruter des activistes pour les envoyer en Irak et dans des camps d'entraînement en Afrique. (Avec Reuters).
Ca ne jouera pas aujourd'hui, mais faudra voir dans les jours à venir ce qu'il se dit et ce qu'il se passe

- Daniel Guérin, conseiller régional MRC d'Ile-de-France a annoncé aujourd'hui avoir saisi le Conseil constitutionnel sur des "dysfonctionnements" du scrutin présidentiel "liés à l'implantation de machines à voter" à Villeneuve-le-Roi (Val-de-Marne). Ancien maire adjoint de cette ville, Daniel Guérin affirme dans un communiqué qu'en milieu de matinée, il fallait y attendre "de 45 minutes à plus d'une heure et demie" pour pouvoir voter et que "de nombreux électeurs ont fait demi tour et renoncé à voter". (Avec AFP).

- 31,21% de participation à 12 heures. 10 points de plus qu'en 2002.

Le regard d'un jeune sur son pays et le reste

Je profite de cette journée d'attente pour donner quelques sentiments sur ce pays étrange qu'est la France aujourd'hui. Des sentiments mitigés.

On reste un pays très politisé. A l'heure où l'Europe semble s'être faite à l'idée que la politique ne peut pas ou plus changer le monde, dominé par l'économie libérale mondialisée, la France fait de la résistance. Le débat lors du référendum européen l'a montré. Cette période, vécue en Angleterre, fut véritablement démocratique, citoyenne. Les Anglais étaient en admiration devant l'intérêt suscité par cette chose lointaine et compliquée qu'est l'Europe, devant l'appropriation par tous et par chacun du sujet, de l'enjeu. L'importance prise aujourd'hui par la présidentielle va dans le même sens. Même si la première raison se réduit à un homme, Sarkozy. Même la violence collective garde souvent politique, ce qui, dans le pire, reste quelque chose de positif. Certains voient dans cette politisation de l'irrationalité, de la passion (au sens pathologique), mais c'est aussi une véritable attente, un espoir de changer les choses, la société, le monde. On a beau avoir perdu nos illusions, on veut encore y croire. Plutôt que de s'aplatir devant la réalité pragmatique qui s'impose à nous. Et c'est sur cette base qu'on peut espérer construire quelque chose, un petit bout du monde de demain.

On voit de plus en plus la diversité de la France telle qu'elle existe dans les faits. Les Jamel, Diam's, Thuram, Njijol. Helas toujours dans le spectacle. Le foot, la musique, l'humour. Néanmoins, leurs discours valent souvent bien plus que n'importe quelle analyse politico-médiatique sur notre société. On les voit peu, mais c'est cette France-là qu'on aime, notre France à nous.

La position de la France sur la guerre en Irak fut aussi quelque chose d'important. De quoi être fier de ce pays. Pas par patriotisme, nationalisme, ou par ego mal placé. Mais pour les valeurs que la France porte parfois sur la scène mondiale. La paix, la justice, le droit, la tolérance. C'est bien souvent en profonde contradiction avec la politique étrangère réelle suivie par la France, et non dénué d'hypocrisie et d'intérêts inavouables. Mais être capable d'ouvrir sa gueule face au plus fort pour défendre le faible, c'est déjà beaucoup.

L'idée de la République reste quelque chose de puissant. Liberté, égalité, fraternité. Y a-t-il une plus belle devise. Hélas, la réalité s'en éloigne chaque jour un peu plus. L'école, la laïcité, les services publics, sont les incarnations de ces valeurs, mais ne remplissent plus leurs objectifs. Ce n'est pas une raison pour y renoncer. Au contraire, nous devons nous battre pour les réhabiliter, les rendre plus éfficaces. Tous Français, avant d'être de telle origine, de telle religion, de telle catégorie sociale. Vivre ensemble, se sentir un destin commun, des valeurs et aspirations communes. Non pas limités aux citoyens français, mais destinés à tous ceux qui y adhèrent, sur le territoire et au-delà. Etre Citoyens du même Monde, et Résidents de la même Planète. Tous libres, tous égaux, tous frères. Cette utopie doit être défendue, ici et ailleurs. L'écart entre les mots et les choses doit nous pousser à agir pour rapprocher les choses des mots, dans ce pays et dans les autres. Pas nous faire changer les mots pour les faire coller aux choses.

Là où cette éléction fait très mal, c'est sur cette idée de communauté. Une moitié de la France semble plus ou moins adhérer aux idées de Jean-Marie Le Pen et de Nicolas Sarkozy. Trop d'immigrés, trop de désordre, trop d'assistés, trop de fainéants, trop de jeunes, trop de noirs et d'arabes, trop de Différence. Vivre-ensemble mais entre soi, sans altérité. Cette France rance, ce n'est pas notre France à nous. Il y a deux France, la leur et la notre, de poids approximativement égal, qui cohabitent mais ne s'aiment pas. Et c'est la même chose au niveau européen. C'est pourquoi cette éléction est si importante. C'est le face à face, le rapport de force pur, et une victoire de l'un ou l'autre camp. Si l'on peut se demander où Ségolène et la gauche nous meneraient, il n'y a pas vraiment de doute sur la direction que prendra Sarkozy. Il a au moins le mérite de mettre en pleine lumière la nature et l'importance du clivage. Là où Bayrou propose un écran de fumée.

Ce qui fait peur, c'est que la tendance n'est pas que française, mais occidentale, voire mondiale. La xénophobie, le communautarisme, la religiosité, le marketing politique, le populisme, la violence, l'intolérance, l'individualisme consumériste, sont des tendances lourdes. La mondialisation libérale économique et son corrolaire, la fermeture sur soi politico-culturelle, sont loin d'avoir fait sentir tous leurs effets.

Quelques éléments d'espoir existent cependant. La communication directe entre les gens via internet, la multiplication des réseaux d'action civique, nationaux et transnationaux, les prémisses d'un projet de société global humaniste et solidaire en construction, le début d'une conscience politique mondiale.

En attendant, il s'agit de limiter les dégâts. De se battre pour préserver ce qu'il y a de meilleur, et de s'opposer à ce qu'il y a de pire.


Evasion

Des photos du Loch Ness, pour s'évader quelques instant, histoire de faire passer un peu le temps de ce jour le plus long, et de se relaxer provisoirement. Cet endroit sera également le lieu d'un éventuel exil politique, le cas échéant... (spéciale dédicace à Flo !)


samedi 21 avril 2007

Pour les indécis (hein Gwendoline c'est pour toi !!)

Rien d'extraordinaire, du vrai Sarkozy, dans sa banalité, lors d'un entretien place Beauveau avec des jeunes d'associations de banlieue.

Silence


Fin (1e partie). Les médias se taisent. 44 heures et on saura. Apres avoir voté, en âme et conscience. Sereinement. En attendant, une chanson par candidat (Royal, Sarkozy; Bayrou). Jeu-concours du Dragon ! : Saurez-vous rendre à chaque candidat sa chanson ?





vendredi 20 avril 2007

Salle d'attente

Pour attendre paisiblement dimanche soir, deux musiques qui collent avec le soleil, le printemps...





Lost inside the Machine



Un certain nombre d'entre vous devrons voter dimanche sur des machines à voter éléctroniques. On peut être pour ou contre, ça se discute. Ce qui est certain, c'est que la sécurité et la fiabilité de ces machines est plus qu'incertaine, et que l'opacité est totale. Ce n'est pas encore un scandale, mais cela pourrait le devenir. Je vous laisserai, pour ceux qui ne l'ont pas déjà fait, aller vous renseigner sur le sujet, sur les failles, l'absence de débat démocratique, l'impossibilité de recompter les voix, les potentialités de fraude, les bugs possibles, les problèmes posés aux mal-voyants, entre autres. Trois éléments ici : la liste que l'on m'a gentillement transmise des communes votant éléctroniquement, une depêche sur le renoncement au vote éléctronique par la municipalité d'Amiens, et une musique qui, bien que très agréable, colle parfaitement au sujet.

Communes utilisant une machine à voter pour l'élection présidentielle, (liste partielle et incertaine, compléments et corrections bienvenues) :

ALENCON, AMIENS (a rénoncé), ANNOEULLIN, ANTIBES, ANTONY, ARCUEIL, AULNAY-SOUS-BOIS, AVRAY, BAGNOLET, BLAIN, BOIS, BOULOGNE-BILLANCOURT, BOURGES, BREST, BRY-SUR-MARNE, CASTANET-TOLOSAN, CESSON, CHATENAY-MALABRY, CHAVILLE, CHAZAY D'AZERGUES, COLOMBES, COUERON, COURBEVOIE, COURDIMANCHE, EPERNAY, GARCHES, ISSY-LES-MOULINEAUX, JUVIGNAC, LA NAPOULE, LE HAVRE, HAZEBROUCK, LE MANS, LE-PERREUX-SUR-MARNE, LE ROI CONDÉ-SUR-l'ESCAUT, LES HERBIERS, LORIENT, MANDELIEU, MARIGNANE, MEYLAN, MIMIZAN, MONTEREAU-FAULT-YONNE, MOISSY-CRAMAYEL, MOUGINS, MULHOUSE, NEVERS, NOISY-LE-SEC, NOYON, ORANGE, ORVAULT, PALAVAS-LES-FLOTS (en prévision), PLOEMEUR, PORNICHET, QUESTEMBERT, REIMS, RIEDISHEIM, ROSNY-SOUS-BOIS, SAINT-AMAND-MONTROND, SAINT-CHAMOND, SAINT-LAURENT-DU-VAR, SAINT-MALO, SAINT-POL-SUR-MER, SAVIGNY-LE-TEMPLE, SEVRES, STAINS, SURESNES, THIEZ, TREGUEUX, VALBONNE, VALRAS-PLAGE, VAUCRESSON, VAUREAL, VENCE, VILLENEUVE-LES-BEZIERS, VILLENEUVE-LOUBET, VILLENOY, VOIRON, VOREPPE, WINTZENHEIM, WISSOUS,


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LA MAIRIE D'AMIENS FAIT MARCHE (machine ?) ARRIERE SUR LE VOTE ELECTRONIQUE

LEMONDE.FR avec AFP | 20.04.07 | 20h08

a mairie d'Amiens, qui avait décidé en 2006 de faire voter par machine électronique dans 18 des 68 bureaux de la commune, a annoncé, vendredi 20 avril, qu'elle y renonçait et que le vote pour l'élection présidentielle se ferait uniquement avec les traditionnels bulletins de papier. "Compte de tenu de la réticence exprimée par de nombreux administrés à l'égard de ce nouveau système de vote (...) [le maire UDF] Gilles de Robien a décidé que cette utilisation se ferait à titre purement expérimental", a déclaré la mairie dans un communiqué.


Après avoir déposé obligatoirement leur bulletin dans l'urne, les électeurs des bureaux concernés auront le choix d'expérimenter ou non les machines qui resteront en place. Ils seront également invités à expliquer ce choix sur des registres ouverts à l'occasion. Une telle expérience avait déjà été menée dans trois bureaux de vote d'Amiens lors du référendum de 2005 sur la Constitution européenne.

"Nous avons ressenti une certaine polémique sur la fiabilité des machines au niveau national, mais aussi écouté les réticences exprimées par certains de nos électeurs. C'est le rôle des élus d'en tenir compte", a expliqué à l'AFP l'adjointe au maire chargée des élections, Béatrice Leroux-Lepage. "Notre but est de cerner l'opinion de la population amiénoise quant à ce nouveau mode de vote", a-t-elle estimé.

Dix électeurs amiénois ont contesté devant la justice administrative la conformité des machines, mais le tribunal administratif a refusé vendredi de nommer un expert pour la vérifier. De son côté, la "pétition pour le maintien du vote papier" du site Ordinateurs-de-vote.org dépasse ce vendredi les 73 000 signatures.

LES MACHINES À VOTER NE SONT PAS "UNE ATTEINTE GRAVE À LA LIBERTÉ FONDAMENTALE"

A Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), les opposants à l'utilisation d'ordinateurs de vote pour l'élection présidentielle qui avaient été déboutés, jeudi, de leur demande d'interdiction de ces machines, ont annoncé avoir déposé une "requête en cassation" devant le Conseil d'Etat.

Le Conseil d'Etat, joint par l'AFP, a confirmé avoir reçu ce pourvoi. Il va faire l'objet d'une instruction et ne sera "pas jugé tout de suite" comme dans le cas d'un référé-liberté. Selon les requérants, la plus haute juridiction administrative devrait rendre son avis "sous 15 jours".

Selon Nicolas Barcet, animateur du site Internet betapolitique.fr opposé aux machines à voter, et Laurent Pieuchot, conseiller municipal PS d'Issy-les-Moulineaux, les ordinateurs de vote d'Issy "ne sont pas conformes à l'agrément du ministère [de l'intérieur] et utilisent plusieurs clefs au lieu de deux".

Jeudi, le tribunal administratif de Versailles, sans s'exprimer sur la conformité des machines utilisées à l'article L57-1 du code électoral, avait estimé qu'"à la supposer établie", leur non-conformité "ne permet pas, à elle seule, de caractériser une atteinte grave à la liberté fondamentale que constitue l'exercice du droit de suffrage".

Par ailleurs, Alain Mathioudakis, représentant à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) de la candidate des Verts Dominique Voynet, a annoncé dans un communiqué avoir adressé vendredi un courrier au préfet pour demander un "moratoire" sur l'utilisation des machines. Il a assuré qu'il agissait également au nom de trois autres candidats, Ségolène Royal, Marie-George Buffet et José Bové.

Environ 1,5 million d'électeurs (sur 44,5 millions d'inscrits) utiliseront des ordinateurs de vote dimanche dans 82 communes de plus de 3 500 habitants.

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Vi(r)gilance citoyens. Sans parano, mais avec attention. Dragons, ouvrez l'oeil !

mercredi 18 avril 2007

La Fin de leur Monde - IAM


Iam - La fin de leur monde
envoyé par dagar

La video ne se charge pas. Cliquer une deuxieme fois sur l'écran dailymotion pour etre dirigé sur la video daily.

En bref et contre tout (surtout Sarko) - ou la page 2 du Dragon

- Extrait d'un reportage sur les liens entre le clan Sarkozy et les lobbyistes de l'alcool, du tabac et des jeux.

- Le livre "Ruptures" de Serge Portelli (en pdf)critique sur le bilan sécuritaire de Sarkozy, membre du Syndicat de la Magistrature. Contrairement à ce qu'il était prévu, le livre ne paraîtra pas, l'éditeur Yves Michalon le trouvant tout simplement mauvais. L'éditeur avait par ailleurs publié un livre "Ségolène Royal, ombre et lumière", d'Evelyne Pathouot, ancienne assistante parlementaire de la Dame blanche, légèrement à charge. Ben tiens ! Daniel Schneidermann en parle ici.

- Challenges affirme que Thierry Breton, notre ministre de l'économie, aurait fait le forcing pour que Noël Forgeard reçoivent ses indemnités de plus de 8 millions d'euros, après sa magnifique réussite à la tête d'Airbus. Il aurait sinon fallu aller devant les prud'hommes et tout déballer en public. C'est vrai que pour le coup, c'est vachement plus discret...

- Après l'Islam de France, le Judaïsme de France, la Scientologie mondiale, Sarko s'attaque à l'Eglise catholique. "Je pense qu'il est fondamental que les religions - et notamment dans notre pays la religion catholique - participent aux grands débats de société" auxquels elles apportent "une dimension morale et métaphysique essentielle à nos questionnements". C'est pas un peu dur d'être aimé par un con, desfois ?

- Sarko s'est également dit admiratif de Jean-Paul II (il voulait surement dire Benoit XVI, voire depêche UMP dans un post précédent) et le cite : "N'ayez pas peur". Et il croit vraiment que ça va nous rassurer ?

- Piqué dans la mare du Canard, Ségolène raconte son entrevue avec Rocard, à quelques jours du dépôt des parainnages : "Rocky fait alors un tour sur la situation politique présente et critique la "mauvaise campagne" de son interlocutrice. Pour arriver à cette conclusion : "Je pense qu'il faut que tu te retires." Ségo (c'est toujours elle qui parle) est "soufflée". Elle ose tout de même un timide : " Mais, Michel, les militants m'ont désignéé. Que va dire le parti ?" Reponse directe de l'ancien Premier ministre : "Tu te désistes en ma faveur. J'accepte et je t'associe à ma campagne."..." (fin). Il a du croire que quand Bayrou a dit qu'il voudrait comme Premier ministre, un "Delors, mais en jeune", il parlait de lui. En tout cas, merci Rocky pour la poilade.

- Des policiers ont prévu une manifestation silencieuse suite à la mort d'un des leurs à la foire du Trône, vendredi. Malgré les préssions subies au travers de l'IGS, ils maintiennent la manif, de manière spontanée. Quant je disais qu'il se jospinise le Sarko. Si on a même droit à la manif de policiers...

- Le tueur de Virginia Tech a été identifié. Il s'agit d'un Sud-Coréen de 23 ans, qui se levait tôt le matin pour travailler, contrairement à ces branlous d'Américains décadents. On a trouvé dans sa chambre des DVD de tous les discours de Sarko.



mardi 17 avril 2007

Numéro 10

Après Zidane Président....Royal se lâche...

Erratum

Dépêche UMP :

Une erreur s'est glissée dans la déclaration de Sarkozy reprise par la presse. Il a affirmé avoir pour modèle Charles de Gaulle et le pape Jean-Paul II :

"Je dirais également sans hésiter, même si ça peut étonner, Jean Paul II".

Vous aurez réctifié par vous-même mais il fallait bien lire :

"Je dirais également sans hésiter, même si ça peut étonner, Benoit XVI ".

A bon entendeur Salut.

Neuilly représente !

Mention spéciale au(x) visiteur(s) de Neuilly. Faut croire que même là-bas, la résistance s'organise ! Ou bien c'est un sarkozyste qui vient surveiller, c'est presque plus gratifiant encore. Neuilly, on pense à toi ! 9-2 avec nous !

lundi 16 avril 2007

Sarko-Royal 50-50

Depeche AFP, Lundi 16 avril 2007 21:36

"Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal sont à égalité à 50% chacun d'intentions de vote pour le second tour de l'élection présidentielle, selon un sondage CSA-Cisco pour Le Parisien, Aujourd'hui en France et I Télé rendu public lundi."

C'est de mieux en mieux. Qui qui c'est qui va être le Jospin 2007 ? (Oui je sais, Le Pen a dit ça aujourd'hui, mais je l'avais dit avant (!!). La jospinisation est en route, la France est en marche, et Royal va passer la 4e bientôt (la 5e ce sera entre les deux tours, avec un débat que je prévois royal).

P.S.: L'intérêt de la dépêche, c'est pas le résultat du sondage en lui-même, mais bien l'effet que ca aura sur tout le monde, Sarko qui va stresser encore un peu plus (comment il fait pour tenir le coup ?), les indécis tendance gauche Bayrou (c'est le vote utile anti-Sarko) qui vont réflechir à nouveau à leur raisonnement.

Wooohooo !!!

(Attention à la crise cardiaque, y en a un qui devrait se méfier)

Brouillard

Pour les quelques uns d'entre vous chers lectrices & lecteurs qui ne connaitraient pas ce somptueux blog dédié aux cinq minutes de détente quotidienne à la pause café, il faut absolument le visiter. C'est un peu le "la connerie du jour pour bien vous marrer et gagner cinq minutes de vie" de la politique. Il s'agit du blog de FOG, Franz-Olivier Giesberg le Somtpueux de son entier nom. C'est absolument hors du commun. Le summum de l'art estimable de la mauvaise foi, de la partialité aveuglée, de la vanité vaine, du vertige des élites incomprises par le peuple, du journalisme déontologique et insolent, de la prétention universaliste de l'aristocratie du XVIIIé siècle. Bref, de la vérité. Et du Sarkozysme rempant. Vous pouvez d'ailleurs signer cet appel solennel au grand Sarkozy :


(FOG faisant usage de son esprit critique, de son
intelligence fulgurante et de sa chevelure)

"Monsieur Sarkozy Le Grand, futur Père du Grand Peuple Français,

Nous vous demandons solennellement de nommer, dès le 7 mai, le journaliste intangible Franz-Olivier Giesberg le Somptueux au poste nouvellement créé de "Ministre d'Etat de l'Information, l'Esprit Critique, le Développement du Débat Philosophique et l'Indépendance Médiatique". Entendez notre appel, Ô Grand Maître."

En tout cas, merci FOG pour les fendages de gueule réguliers, que nul ne pourrait égaler.

"Ayez la foi, entrez dans la lumière"

Charles de Gaulle tentant infructueusement de
neutraliser Sarkozy à coups de rayon laser
(Image Reuters / George Lucas)

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Nous on va se manger les pieds (on a déjà mangé les mains la dernière fois...)

Le Dragon se jette à l'eau !

Ca y est, il est plus que temps, de faire un vrai pronostic, même si pas très précis. J'ose, même s'il me manque encore quelques données. Et bien sûr, certains discours, événements et sondages peuvent encore faire bouger les choses.

Premier tour :
- Sarkozy : 22-25 %
- Royal : 23-25 %
- Bayrou : 16-19 %
- Le Pen : 15-18 %

- Besancenot : 5%
- Abstention : 23-26 %

Pour la première place, je ne sais pas trop. Je sens bien Royal devant Sarko en fait, même si cela paraît improbable à première vue. Le Pen ne fera guère mieux qu'en 2002 en pourcentages, même s'il augmentait légèrement ses voix. Donc la troisième place dépend du score de Bayrou. Et là, c'est difficile. A priori, Bayrou devant Le Pen, mais à pas grand chose. Après tombée d'une dépêche mettant Sarko & Ségo à 50-50 au second tour : Ségo en tête au premier tour. (Là je prends des risques...)

Second tour :
- Royal : 52-53 %
- Sarkozy : 47-48 %

Victoire de Royal, la teuf en France, du champagne, et une très longue nuit de sommeil pour se remettre de toute cette angoisse qui aura duré cinq ans.

P.S.: J'ai la foi direz-vous. Oui, mais j'y crois vraiment. J'avais bien pronostiqué la victoire de l'équipe de France contre l'Espagne en 1/8e de finale de la Coupe du Monde 2006 et la victoire de Chirac au second tour en 2002... (désolé)

(Début de l'opération commando le 22 avril à 21 heures)


Deux flics ami-ami - ou la technique du bon flic et du mauvais flic


(Cette fois, la capote est trouée)


Ca y est : la grande reconfiguration de la droite (la vraie, la hardcore) est en marche. L'accord entre Sarkozy et Philippe de Villiers est déjà fait. L'UMP ne présente personne devant les quelques députés MPF, et il est évident que Villiers appelera (ses 2,18% d'élécteurs) à voter Sarkozy au second tour. Ce qu'ils feraient de toute façon. A l'origine, Villiers devait servir à piquer les voix de Le Pen, mais il est vraiment trop naze, trop bourrin, et trop ridicule. Normal : son éléctorat s'est exilé en Angleterre en 1789. On peut quand même remarquer que, bien que personne ne le dise étant donné que Villiers est insigifiant, icelui n'est aucunement moins extrêmiste que Le Pen. Simplement, lui ne crache pas sur les élites, le pouvoir, le système. C'est un réactionnaire pur, quand Le Pen joue le révolutionnaire.

Villiers ne remplissant son rôle d'hameçon pour les élécteurs FN (pas plus que Mégret en 2002), c'est Sarko qui s'y colle. Tant que Marine Le Pen ne prend pas le relais de son père, on n'aura sans doute pas de ministre FN, mais une fois la passation de pouvoir effectuée, ça ne saurait tarder. Villiers devrait en revanche en faire partie, à moins qu'il ne soit trop insignifiant pour cela.

Sarko et Le Pen ont commencé le flirt, avant d'emballer (en tout cas ils ne s'affichent pas encore, je ne m'avancerai pas sur ce qui se trame ou non par derrière). Et ils ont choisi pour cela la bonne vieille technique du bon flic et du mauvais flic. D'abord un rapprochement des deux côtés, Le Pen qualifiant Sarko d'homme avec qui l'on peut dialoguer, Sarko reprenant à son compte toutes les idées frontistes ressassées depuis vingt ans. D'ailleurs, il faudrait ici féliciter Sarko : il a trouvé la solution au problème que l'on se pose tous depuis vingt ans. Comment faire baisser le vote Le Pen ? C'est tout con : suffit de lui piquer ses idées. Les élécteurs voteront alors UMP, "républicain", et le problème aura disparu. Les idées resteront, mais ça c'est pas grave. C'est pas le Kärcher, c'est l'aspirateur. A part que Sarko ne jettera pas le sac de poussière après avoir fait le ménage.

Donc, des signaux envoyés aux élécteurs de part et d'autre. Puis, lorsque la "ligne jaune", pour reprendre BHL le magnifique, semble avoir été un peu trop allègrement franchie, commence alors la valse. Le méchant s'énerve, commence à menacer, à faire peur. Et le gentil passe derrière, disant "t'inquiete, moi je vais te protéger, fais moi confiance, lui est fou mais moi je suis très gentil, alors coopère et tout se passera bien !" Le second couteaux continuent à faire de l'oeil à leur droite (Hortefeux et la proportionnelle), pendant que Le chef s'indigne de l'extrêmisme du borgne. "Cet homme est un immigré, il ne peut pas être président", perche lancée à Sarko pour y répondre un petit "Je suis indigné, voyez comme cet homme est extrêmiste et anti-démocratique, alors que moi je suis totalement républicain, soft, humaniste, moi et mon sang mêlé". Brevet de pureté virginale garanti. Tout est mis en place pour un ralliement au deuxième tour.

Pour autant, Le Pen ne va peut-être pas appeler solennelement à voter Le Pen. Ce serait un piège tendu au candidat UMP. Et un changement politique majeur pour Le Pen. Devrait plutôt s'ensuivre un message voilé, entre le "à titre personnel, je voterai contre les gauchistes représentés par Royal", au "Je laisse mes élécteurs faire leur choix en conscience, déterminer eux-même le candidat le plus proche de nos idées et des leurs (et je vais passer un petit coup de fil à Sarko pour le féliciter)".

Le Pen a dit il y a quelques mois : "je suis au centre-droit de l'échiquier politique". Hélas il a de moins en moins tort. Le Pen, de Villiers et Sarko font un concours de celui qui fera l'embardée la plus à droite sans tomber dans le fossé. Et Royal n'est pas toujours plus à gauche que Chirac.



La nouvelle affaire Papy Voise ?


20Minutes.fr, éditions du 16/04/2007 - 14h45

"La police autrichienne a annoncé lundi avoir dû abattre à coup de pistolet un lièvre qui avait attaqué un couple de retraités. L'animal de 5 kg a surgi alors que la dame, âgée de 74 ans, accrochait du linge dans le jardin de son pavillon de Linz. L'ayant fait tomber en la mordant au pied, il s'est ensuite acharné sur elle avant de se retourner contre son mari venu la secourir.

Le mammifère a ensuite attaqué deux policiers appelés en renfort, «ne leur laissant pas d'autre choix que de faire usage de leur arme de service», a affirmé le porte-parole, Alexander Niederwimmer. «Les taureaux, les cochons ou les chiens qui deviennent particulièrement agressifs, nous connaissons. Mais un lièvre, c'est la première fois», a-t-il commenté.

Phase pubertaire
La vieille dame a dû être hospitalisée et le cadavre du lièvre est en cours d'analyse pour déterminer s'il était porteur du virus de la rage. Cette hypothèse est toutefois jugée «très improbable» par le responsable vétérinaire local, le Dr Robert Ferdiny, car ce virus n'a pas été détecté dans la région de Linz depuis plus de 15 ans. Il a estimé que «l'agressivité de ce lièvre était peut-être liée à une phase pubertaire et a été accentuée par les températures élevées» pour la saison actuellement en Autriche."

On attend l'effet sur l'opinion dans les prochains sondages : échec patent de la politique sécuritaire de Sarko ? Hausse du sentiment d'insécurité ? Pourvu qu'on évite l'emballement médiatique.

samedi 14 avril 2007

Vacances du (contre-contre-) Pouvoir

Le Dragon est officiellement en vacances pour 24 heures, histoire de bien préparer le sprint intermédiaire.

vendredi 13 avril 2007

Sarkozy, ou l'art de la confusion, par Eric Fassin

LE MONDE | 12.04.07 | 13h41 •


La réflexion de Nicolas Sarkozy "on naît pédophile", dans un échange avec Michel Onfray que publie Philosophie Magazine, fait scandale aujourd'hui. Le candidat à l'élection présidentielle prétend en effet expliquer par le déterminisme génétique aussi bien le suicide des jeunes que le cancer du fumeur.

D'ailleurs, pour lutter contre la délinquance dès l'école maternelle, ce ministre de l'intérieur s'autorisait déjà l'an dernier d'un rapport sulfureux de l'Inserm, condamné récemment par le Comité national d'éthique, sur "l'héritabilité (génétique) du trouble des conduites".

Pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Aux Etats-Unis, La Courbe en cloche, best-seller pour la révolution conservatrice de Newt Gingrich en 1994, affirmait démontrer, en superposant quotient intellectuel, race, et gènes, que l'intelligence serait innée, et inégalement répartie selon la couleur de peau. Or, si l'ordre social repose sur l'ordre biologique, pourquoi s'entêter à vouloir le modifier ? On comprend le succès du déterminisme génétique chez les ennemis de l'Etat-providence. Les inégalités seraient fondées en nature : chacun est bien à sa place.

Que le candidat de l'UMP puise ses idées dans les eaux troubles d'une idéologie réactionnaire qui rappelle les années 1930 ne doit pourtant pas masquer l'autre face de ce danger, non moins grave, qui tient à la confusion de sa rhétorique, ou plutôt à sa rhétorique de la confusion. Il dit systématiquement une chose et son contraire.

Revenons à son dialogue philosophique. Nicolas Sarkozy déclare d'abord : "Il n'y a pas d'un côté des individus dangereux et de l'autre des innocents." Et d'expliquer : "C'est d'ailleurs pour cette raison que nous avons tant besoin de la culture, de la civilisation." Puis, lorsque Michel Onfray lui répond que "ce sont les circonstances qui fabriquent l'homme", il se cabre et change de position : "Mais que faites-vous de nos choix, de la liberté de chacun ?"

Et comme le philosophe enfonce le clou du déterminisme sociologique, c'est finalement en réaction que le candidat s'approprie la génétique - au mépris des arguments qu'il vient d'avancer lui-même : "Je ne suis pas d'accord avec vous. J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie." Bref, en trois paragraphes, trois arguments différents : la culture, la liberté individuelle, et la nature. Une chose, une autre, et leur contraire.

N'allons pas nous rassurer en ironisant sur cet homme politique qui ferait un piètre philosophe : ce serait reconduire un antagonisme entre la pensée et l'action, dont celui-ci ne s'accommode que trop bien. En réalité, l'incohérence est aussi une politique. C'est d'abord une question d'opportunisme intellectuel.

Ainsi, interpellé le 5 février 2007 à la télévision sur son refus d'ouvrir le mariage aux couples de même sexe, Nicolas Sarkozy déclarait : "Je n'ai pas fait le choix de l'hétérosexualité, je suis né hétérosexuel." Pourquoi ce coming out, qu'on eût cru superflu ? C'est que le candidat, dont la position est dictée par la crainte de déplaire à son électorat conservateur, n'avait aucun argument à objecter aux revendications d'égalité - sinon, simple tautologie, qu'on "donne alors à la société une image de la famille qui n'est pas celle que je souhaite que l'on donne".

Aussi est-il réduit à invoquer, au principe d'une conviction forcément intime, sa nature hétérosexuelle. "Naître" (hétérosexuel, pédophile ou délinquant, mais aussi français ou étranger, riche ou pauvre, blanc ou pas), c'est le degré zéro du raisonnement, un "c'est ainsi" génétique, à défaut d'autres arguments.

Mais cette faiblesse intellectuelle est aussi une force rhétorique. Car à force de dire tout et l'inverse de tout, Nicolas Sarkozy parvient à son but : on ne sait plus où on en est. On rassure les parents (des jeunes suicidés), déclarés non responsables, et on stigmatise les parents irresponsables (des jeunes délinquants). On dénonce les violences (à la gare du Nord), et on justifie les violences (des marins qui incendient le Parlement de Bretagne). On s'affiche en défenseur des classes populaires, et on redistribue l'argent aux riches. On fait miroiter des régularisations, et on donne en spectacle des expulsions. On se pose en ami des minorités raciales, et l'on couvre les violences policières racistes. On invoque l'identité nationale et ses relents maurrassiens, pour la définir ensuite par l'égalité républicaine entre les sexes.

Dans les banlieues, on manipule tour à tour le lexique de la "racaille" et de la "discrimination positive". Sur les boulevards, sous couvert de sauver les prostituées de la traite, on les persécute au quotidien. Et de même sur l'école et le travail, l'islam et la laïcité, l'économie et l'écologie, l'Amérique et l'Europe, bref, sur tous les sujets.

La rhétorique de Nicolas Sarkozy participe ainsi d'une politique d'affolement, au même titre que son agitation tourbillonnante et sa fébrilité vibrionnante. En ne respectant jamais le principe de non-contradiction, le candidat rend la contradiction impossible : comment s'opposer à lui quand il dit tout et son contraire ? Le discours politique n'a plus aucun sens, et toute réponse, critique ou solution alternative, est piégée d'avance - récupérée et discréditée par la logorrhée du candidat.

Combattez la double peine ou proposez le vote des résidents non communautaires ? Le candidat vous répondra : "Pardonnez-moi", il s'est lui-même engagé sur ces thèmes qu'il faut "avoir le courage", il n'hésite pas à le dire, d'aborder de front. L'incohérence se présente ainsi comme "parler vrai". Même Jean-Marie Le Pen semble déboussolé : réagissant aux propos de Nicolas Sarkozy sur la pédophilie, il estime que celui-ci "a dû se tromper, ce n'est pas possible".

Cette confusion politique est une politique de la confusion : désorienter la politique par un discours désordonné, c'est créer les conditions de l'avènement d'une droite de dérive, plutôt que de rupture. On l'a vu avec l'insécurité depuis 2001. La présidence de George W. Bush a démontré qu'on pouvait à loisir brandir l'épouvantail terroriste pour susciter la peur et prétendre y répondre ensuite. La leçon n'a pas été perdue pour Nicolas Sarkozy : attiser l'insécurité, du terrorisme aux violences urbaines, c'est faire le jeu de la politique sécuritaire. Il en va de même dans le discours.

Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy, c'est celui par qui le désordre arrive, dans la société, et dans les esprits. Et c'est sur cette stratégie du désordre, tant social qu'intellectuel, qu'il bâtit sa politique d'ordre. Malheur à lui - ou malheur à nous, démocrates de peu de foi ? Car il faudrait avoir la mémoire bien courte pour ne pas trembler devant cette irrationalité stratégique. Si le vocabulaire politique ne veut plus rien dire aujourd'hui, alors, quel sens la démocratie pourrait-elle encore préserver demain ?


Eric Fassin, sociologue et enseignant à l'Ecole normale supérieure, chercheur à l'IRIS

jeudi 12 avril 2007

Communiqué de presse

Tag de François Bayrou



En raison d'un mouvement social interne au blog Soyez un Dragon !, l'activité est réduite depuis quelques jours. Le syndicat de l'unique salarié (délégué syndical donc, et accessoirement patron) précaire (pigiste) du Dragon, la Confédération Fraternelle des Dragons Travailleurs (CFDT) a lancé un appel à la grève, suivi à 100% selon la CFDT, à 0% selon le PDG (et accessoirement seul salarié pigiste). Les revendications concernent les conditions de travail, jugées trop à l'Arrache, et la ligne éditoriale, jugée trop poudre-aux-yeux (type rumeur sur Sarkozy), et insuffisemment anti-Sarkozyste.

Pendant plusieurs jours, la direction a refusé toute négociation, souhaitant maintenir le niveau de fréquentation grâce au spectaculaire, et refusant de qualifier Sarkozy de "candidat d'extrême-droite", comme le voulait la CFDT. La direction a donc décidé de licencier son seul salarié (et accessoirement patron) pour faute grave et donc sans indemnités. Après s'être rendu compte qu'il était ainsi condamné à travailler lui-même pour entretenir l'activité, le patron (et accessoirement chômeur à temps partiel) a décidé de se réembaucher, mais cette fois en CPCEC (Contrat Première Chance d'Embauche Connard), c'est-à-dire avec une période d'essai perpétuelle, un salaire de 15% du SMIC, et une subvention détaxée (hors charges salariales) du Conseil de Gestion de la Blogosphère (plus connu sous le nom de Big Bang Blog).

Suite aux appels répétés de divers candidats et candidates à l'éléction présidentielle, la direction a accepté d'ouvrir des négociations à temps partiel, ce à quoi s'est opposée la CFDT, refusant la précarité d'un tel mode de négociation. Après moultes tergiversations, les deux parties sont arrivées à un accord : Nicolas Sarkozy sera qualifié de "candidat de la droite extrême", et les billets de type "rumeur" ne seront publiés qu'après officialisation médiatique par Le Canard Enchainé, le Nouvel Obs, et surtout Marianne. Concernant les conditions de travail, la direction n'a rien voulu cèder sur l'Arrache, au coeur de l'identité de la marque, particulièrement sur la sondagite (pro et anti) et sur le concept de plus en plus répandu de l'analyse-à-la-mord-moi-le-noeud (ainsi que sur les occasionnelles fautes d'ortografe et de grammatical, symbolisant le provincialisme ontologique nécessaire à la distanciation métacritique). En échange, la CFDT s'est engagée à augmenter la cadence, sans trop améliorer la qualité du contenu bien sûr, d'ici lundi, pour rentabiliser la période propice au tout et au rien, et surtout au moi collectif. Les jours de grève seront payés en Champagne le soir du 6 mai. Ou bien en patates.


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Surmenage rime avec craquage. La schizophrénie, c'est génétique ? Vivement que ça se termine. En attendant, faut se goinfrer...

mardi 10 avril 2007

(Auto-)Amnistie

NOUVELOBS.COM | 10.04.2007 | 19:06


D'après Le Canard Enchaîné, le candidat UMP se serait engagé, en cas d'élection, à limiter à dix ans la durée maximale d'une instruction judiciaire, en échange du soutien de Jacques Chirac à sa candidature.



Le Canard Enchaîné révèle, dans son édition du mercredi 11 avril, un accord que Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac auraient passé il y a quelques semaines, qui devrait permettre au président sortant d'éviter toute poursuite judiciaire. D'après l'hebdomadaire satirique, le candidat de l'UMP s'y est officiellement engagé, s'il est élu à la présidence de la République, en échange du soutien de Jacques Chirac à sa candidature.
Concrètement, le nouveau projet de loi sur la lutte contre la délinquance, promis par Nicolas Sarkozy pour juillet s'il est élu, comportera un article qui imposera aux juges de clore leurs dossiers au plus tard une dizaine d'années après les faits, pour les simples délits. Le Canard Enchaîné cite un proche de Jacques Chirac, sous couvert d'anonymat: "Les dossiers trop anciens, encore à l'instruction, seront purement et simplement annulés. Le tout, au nom d'une bonne administration de la Justice…".

"Nettoyage approfondi"

Pour le président sortant, cette réforme reviendrait à annuler toute poursuite judiciaire à son encontre. Le Canard Enchaîné, qui parle de "nettoyage approfondi", rappelle les trois affaires dans lesquelles Jacques Chirac est -encore- impliqué: le dossier de l'emploi fictif d'une secrétaire de l'ex-RPR, les enquêtes sur des dizaines d'autres emplois fictifs de la Mairie de Paris et l'instruction de son collègue Jean-Marie d'Huy sur les fausses factures de l'imprimerie municipale Sempap.
D'anciens collaborateurs de Jacques Chirac, notamment Robert Pandraud et Michel Roussin, ainsi que Jean Tiberi, pourraient également bénéficier de cette disposition. Le Canard Enchaîné fait par ailleurs remarquer que cette nouvelle règle, "fixant à dix ans la durée maximale d'une instruction", va également "rendre caducs" des dossiers touchant directement Nicolas Sarkozy dans les Hauts-de-Seine: par exemple, l'affaire de son appartement sur l'île de Jatte.
Avant la présidentielle de 2002, Nicolas Sarkozy avait déjà promis une loi similaire si le président le nommait Premier ministre, toujours selon l'hebdomadaire. Mais c'est Jean-Pierre Raffarin qui avait alors été désigné...

lundi 9 avril 2007

Deux questions pour un(e) Président(e)

Le premier tour, et donc le second, et donc le Président de notre République, se joueront sur deux questions. et sur les réponses qu'y apporteront les élécteurs de gauche et du centre non de droite.

- Le Pen peut-il être au second tour ? Plus exactement, Le Pen peut-il être devant Royal & Bayrou ?
Si la réponse est oui, Ségo passe. Le vote utile de gauche se porte massivement sur elle. Les hésitants préfèrent globalement assurer Ségo que risquer Bayrou. Dans une configuration à 20% (20-22% pour Sarko - Le Pen - Ségo - Bayrou), c'est envisageable. Ségo et Bayrou à 20%, Le Pen à 20,5%. Plus les voix sont réparties de manière égalitaire, plus les chances de Le Pen augmentent.
Si la réponse est non, ce sera très serré. Le risque Le Pen-Sarko au deuxième tour paraît lointain, il est donc possible de faire son choix pour Ségo ou Bayrou, sans trop avoir à craindre. La récupération de voix lepénistes par Sarko, la hausse du nombre d'inscrits, l'augmentation prévisible de la participation plaident pour le non. On peut considérer qu'au pire, Le Pen augmente ses voix, mais l'augmentation de la participation le confine au même pourcentage qu'en 2002. Insuffisant pour passer au second tour. Dans ce cas se pose la deuxième question.

- Ségo peut-elle perdre contre Sarko au second tour ? Si l'on considère (comme moi) qu'elle va gagner, et qu'elle ne peut pas perdre, qu'elle rassemblera de l'extrême-gauche au centre-droit sarko-allergique, elle est à la fois le vote utile et le vote de gauche. En revanche, si l'on a véritablement foi en les sondages, le vote utile anti-Sarko, c'est Bayrou. Les sondages le donnent largement gagnant contre Sarko, alors qu'ils donnent Ségo perdante. Si l'on suit ce raisonnement, voter Ségo est un risque, celui de la voir perdre au second tour au lieu d'assurer une large victoire à Bayrou.

Le premier tour s'annonçant très serré, tout pourrait dépendre du raisonnement suivi par quelques centaines de milliers d'élécteurs, se traduisant par les quelques pourcents assurant le deuxième tour.

Pas faire les cons. On a déjà donné. Et cette fois ce pourrait être vraiment pire.

Marianne va balancer !


On la croyait morte, elle revient. Se prépare. Silencieusement. Marianne en fera une info journalistique. Plus qu'à attendre samedi. Merci.


Par Jean-François Kahn - Edito du Marianne paru samedi dernier, annonçant le numéro de samedi prochain :

"Au moins, désormais, est-ce clair. Quelque chose a basculé, dans la dernière ligne droite de cette campagne électorale. Pour la première fois depuis quarante ans, un candidat - pas celui que l'on croit et dont on fait, un peu artificiellement, un absolu épouvantail - a employé un ton et des arguments qui rappellent furieusement (le mot est le bon) la façon dont l'extrême droite d'avant guerre et les staliniens d'après guerre poussaient le terrorisme intellectuel et verbal jusqu'à nier la légitimité, l'humanité même de leurs concurrents ainsi diabolisés. Comme si le lapin était déjà fasciné par le boa, les médias, y compris ceux qui font profession d'extrême vigilance en la matière, tel notre confrère le Monde, n'ont quasiment pas moufté.

Au-delà d'une saine compétition entre personnalités différentes et talentueuses, au-delà d'opinions divergentes mais légitimes, c'est donc bien, en réalité, notre conception de la République et le devenir de notre démocratie qui sont en jeu. C'est grave! Il est donc temps, grand temps, de dévoiler ce qu'on semble avoir décrété indicible, de faire tomber les masques, de mettre toutes les cartes entre les mains des électeurs qui n'entendent pas favoriser une nouvelle fois l'avènement du césarisme.

Il ne faut pas qu'on puisse dire, demain, qu'on ne savait pas, qu'on n'était pas prévenu, qu'on n'avait pas été informé.

Donc, la semaine prochaine, Marianne brisera l'omerta que favorise le verrouillage médiatique, dira ce qu'on n'ose pas vous dire, se libérera de la conspiration du silence pour jeter, dans le débat, cette lourde vérité dont on voudrait vous interdire l'accès !

Dès aujourd'hui, retenez ce numéro essentiel. Au nom de tout ce qui nous rassemble, aidez-nous à lui assurer la plus large diffusion. Offrez-en un ou plusieurs numéros autour de vous, à vos amis ou connaissances. Dans trois semaines, il sera trop tard."


En revanche, on peut s'interroger sur la manière. Faire un édito dans le numéro de samedi dernier pour annoncer qu'on annoncera quelque chose samedi prochain parait étrange. Teasing très commercial. Histoire de faire vivre le buzz, de faire monter la pression et les attentes (et les ventes aussi). Faudra pas décevoir alors. Marianne va-t-il nous faire du Canard ? On attend de voir.

dimanche 8 avril 2007

Rumours of War - suite & fin


Fin de la Rumeur. Elle s'est éteinte. On peut retourner aux choses sérieuses. C'aura été marrant cependant, même si propice au n'importe quoi. On peut maintenant tout oublier, et recommencer à refléchir, prêts pour la première dernière ligne droite. Thierry Vedel n'a plus qu'à faire son analyse de la propagation de la rumeur. Quant à nous, laissons ces pauvres politiques en paix. Ils ont eux aussi le droit de se reposer en ce weekend prolongé. Il est temps d'entamer le sprint intermédiaire. De faire les derniers calculs, analyses, hypothèses de report de voix. D'écrire les derniers grands discours, capables de donner de la hauteur. On attend toujours le grand discours de Ségolène. Il va falloir lui en donner une ébauche semble-t-il. Ca viendra. Bientot. Vivement qu'on en finisse.

vendredi 6 avril 2007

Ca craque de partout !



Ca y est ! Ca craque de partout ! Tout est parti de Thierry Vedel, prof à Science Po. S'est propagé lentement sur 3 ou 4 blogs. Au bout de 24 heures, son contenu commence à apparaitre ici et là, au milieu de tas de conneries. Après 36 heures, ça apparait chez des gens importants, Daniel Schneidermann d'une part, Guy Birenbaum de l'autre. Quelques heures plus tôt, 20 Minutes a enclenché la marche. Et tout laisse entendre que la rumeur serait plutôt un fait connu et su des journalistes, en attente de dévoilement.

Aucune info sur les sources et la véracité du bruit en tout cas. Peut-être y a-t-il instrumentalisation de rumeurs infondées ou invérifiables par les uns ou les autres, c'est toujours à double tranchant ces choses-là. Parler de ça au lieu de génétique, de génocide allemand, d'immigration, de X-Rousse et d'Argenteuil. Mais l'ambiance générale reste : Sarko est au bord de la rupture, ses discours, ses colères le montrent, il pète les plombs de manière repetée et violente. Il devient de plus en plus extrêmiste et a clairement choisi de miser sur le FN. Il peut déraper d'un instant à l'autre, et il le sait. Et ces cons de policiers rouennais ne l'aident pas. Parler trois jours de rumeurs invérifiées évite de parler de sa campagne qui, face à une meilleure candidate PS, devrait s'écraser comme une enclume faisant du saut en parachute sans parachute. Et si cela n'était pas qu'une rumeur, alors ce serait la dernière pierre à l'édifice, la touche finale apportée au sombre portrait de cet homme qui a choisi la politique au lieu de la psychanalyse.

En tout cas c'est déjà allé trop loin pour ne pas aller au bout. Il aura suffit de trois blogs se renvoyant en liens mutuels, le tout en circuit fermé, avec trois liens postés sur des forums ou blogs reconnus et fréquentés, et voila le resultat. 48 heures. Attendons de voir si l'info se vérifie et s'il y aura une deuxième étape, allant des pontes blogoboulistes aux médias traditionnels. Et si elle prendra 48 heures, ou bien attendra le 7 mai ?


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P.S.1
P.S.2 (Libération raconte)
P.S.3 (Le Monde choisit son camp)

jeudi 5 avril 2007

Et il pense qu'il va devenir le président de tous les Français...

Nicolas Sarkozy annule une visite à la Croix-Rousse à Lyon
Reuters | 05.04.07 |

"LYON (Reuters) - Nicolas Sarkozy a annulé à la dernière minute une visite qu'il devait effectuer chez un chocolatier de la Croix-Rousse, l'ancien quartier populaire des canuts (ouvriers de la soie) à Lyon. Son entourage et le député UMP de la circonscription, Emmanuel Hamelin, ont invoqué un retard de son avion pour expliquer l'annulation. Nicolas Sarkozy s'est rendu directement à Villeurbanne, dans la banlieue lyonnaise, étape suivante de son déplacement. Plusieurs centaines de personnes criant "M. Sarkozy, vous n'êtes pas le bienvenu!" s'étaient rassemblées devant la chocolaterie, où avait été déployé un cordon de policiers. Les manifestants, dont de nombreux jeunes, couvraient la voix des partisans de l'UMP qui scandaient "Sarkozy président!". Quelques instants avant l'annonce de l'annulation, Emmanuel Hamelin avait confié aux journalistes que la visite pourrait ne pas avoir lieu. "Je l'ai eu au téléphone, il entendait les cris derrière, il a dit 'on va voir'", avait déclaré le député. C'est la première fois que Nicolas Sarkozy annule une étape dans un déplacement de campagne. Selon Emmanuel Hamelin, un adjoint au maire socialiste du 4e arrondissement, où se trouve la Croix-Rousse, figurait parmi les manifestants, dont l'un des plus bruyants était un crieur de rue de 32 ans, Gérald, employé de la mairie de l'arrondissement."

Alors là, Chapeau X-Rousse !! Ce quartier sulfureux, que j'ai eu la chance et le plaisir d'habiter, a réussi à faire fuir le nain. Faut dire, avec toutes ces racailles et ces barres HLM (cf. photo) ça fait peur ! Il lui restait pourtant les traboules pour se cacher et s'enfuir discretement. Sinon il aurait pu remplacer X-Rousse par une visite à Guilotière, ça aurait été sympa aussi...

Après les cités de banlieues, il semble qu'un deuxième territoire lui soit désormais interdit : les quartiers bobos-riches-écolos-de-gauche-modérée-tranquilles. A ce rythme, il ne va plus lui rester que les quartiers d'affaire et les lotissements à présider. Pourvu qu'on ait des images !

La spirale est enclenchée.

Rumours of War

Petites nouvelles et rumeurs, d'hier et d'aujourd'hui :

- Des e-mails ont été envoyés à TV5 et au PS avec pour tout contenu : "Sarkozy - attentat - Lyon - 5 avril 2007"
- Un proche collaborateur de Sarkozy à Neuilly et au ministère du budget a été entendu comme témoin assisté pour détournement d'argent public, 23 millions d'euros.
- Il y a quelques temps de cela, la représentante de la scientologie en France avait affirmé que l'Eglise scientologue avait bénéficié d'une certaine clémence depuis l'arrivée de Sarkozy à l'Intérieur, et notamment de la mise à l'écart d'un policier chargé du dossier. (Emission 90 minutes, sur Canal+, le 31 mai 2005)
- Ségolène serait en tête des sondages de deuxième tour face à Sarko en données brutes depuis plusieurs jours.
- Sarko portait une oreillette lors de l'émission J'ai une question à vous poser.
- Une arrestation violent à Rouen a été filmé par un jeune et diffusée sur France 3 (édition du 5 avril) . Et ça ouvre le JT. Révélateur de l'ambiance médiatique. Et à double tranchant. Anti-Sarko ou huile sur le feu ?

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Circulaire bonus virale :

- Selon une rumeur circulant sur les blogs et partie d'ici (qu'il convient de propager par curiosité et par plaisir expérimental), une rumeur circulerait dans les rédactions à propos de Sarko, quelque chose d'important, capable d'affecter la campagne...


Ca détend un peu au moins, c'est déjà ça. Quand les dragons deviennent serpents de mer.

mercredi 4 avril 2007

Petite saynette de la vie quotidienne du journalisme politique


Une superbe illustration des relations entre Sarko et certaines vedettes du journalisme politique. A regarder :

Le grand journal, Canal+, mardi 3 avril, 2e partie, les cinq premières minutes. Résumé :

Sur le plateau, Ségolène Royal, Michel Denisot, Jean-Michel Apathie et Ariane Massenet.
- Denisot cite Sarkozy en meeting le soir-même dans le Morbihan qui demande à Royal d'échanger des arguments au lieu de parler de son sang-froid.
- Royal s'insurge calmement du fait que Sarkozy affirme qu'elle est du côté des fraudeurs.
- Apathie en remet une couche, en citant Sarkozy lors du même meeting : "Quand elle [Royal] soutient les fraudeurs, elle ne doit pas s'attendre de ma part à des applaudissements."

Et là, superbe travail du réalisateur, un plan de coupe sur Denisot qui adresse à Apathie un regard sombre et gêné. Sous-entendu : "Merde Jean-Mi, n'en rajoute pas, tu lui donnes encore une occasion de taper sur Sarko. Je vais me faire engueuler ce soir par mon petit maître, moi ! Tu déconnes !"

- Ségolène reprend donc ses critiques posées mais acerbes sur le sujet et s'amuse de la proposition faite par Sarko d'évaluer les ministres sur la réalisation des objectifs tous les ans et de les virer en cas de plantage. Ce qu'elle va dire, c'est en substance : "Mais si on évaluait le bilan de Sarko à l'Intérieur, il serait viré définitivement !"

Et là, deuxième grand moment, Denisot tente de détourner la conversation sur la parité au sein du gouvernement (proposition de Sarkozy faite dans le même discours que la proposition d'obectifs à atteindre par les ministres), histoire d'empêcher Ségo de finir sa phrase peu flatteuse pour le candidat agité.

- Ségolène, après avoir répondu sur la parité, en revient à ce qu'elle disait et finit sa phrase sur le bilan du ministre.
- Ariane Massenet enchaîne sur la parité à nouveau.

Et là, encore un joli travail du réalisateur, Denisot adresse à Massenet un sourire approbateur, un beau satisfecit du genre : "Bien Ariane, bon point pour toi, merci de m'aider à détourner la conversation, faut couper court."


Rien d'extraordinaire, un moment qui ne restera aucunement dans la mémoire télévisuelle nationale, mais tellement représentatif de l'esprit et de l'attitude de certains journalistes. Faut-il rappeler que Denisot est un grand pote à Sarko...

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Par ailleurs, dans la même émissoin, Ségo a pu rappeler qu'il est interdit aux candidats d'utiliser le drapeau tricolore pour leur propagande éléctorale, dont font partie les livres publiés (qui sont inscrits dans les comptes de campagne des candidats). Drapeau tricolore en couverture du recueil de pages reliées publié par Sarko. Cet homme serait-il un fraudeur ?

Ségo qualifie également le nain (à juste titre) de "menteur" lorsqu'il affirme que Ségo l'a traité d' "ignoble", terme employé par la dame au sujet du rapprochement fait entre immigration et identité nationale.
Et pour finir, elle s'en sort franchement bien la Ségo. Et ca va être de pire en pire (pour Sarko-le-Ouf)...

La jospinisation suit son cours.

lundi 2 avril 2007

Sarkozy dans le texte

Discours de Nicolas Sarkozy à Nice :

« Je suis de ceux qui pensent que la France n’a pas à rougir de son histoire. Elle n’a pas commis de génocide. Elle n’a pas inventé la solution finale. Elle a inventé les droits de l’Homme et elle est le pays du monde qui s’est le plus battu pour la liberté (…) Je veux dire que durant la guerre tous les Français n’ont pas été pétainistes, qu’il y a eu aussi les héros de la France libre et de la résistance, que si certains Français ont dénoncé des Juifs à la Gestapo, d’autres, beaucoup plus nombreux, les ont aidés au péril de leur vie, que des mères ont caché des enfants juifs parmi leurs propres enfants. Je veux dire que dans les colonies, tous les colons n’étaient pas des exploiteurs, qu’il y avait parmi eux beaucoup de gens courageux qui avaient travaillé dur toute leur vie, qui n’avaient jamais exploité personne, qui avaient construit des routes, des hôpitaux, des écoles, qui avaient enseigné, qui avaient soigné, qui avaient planté des vignes et des vergers sur un sol aride, qui ne devaient rien qu’à eux-mêmes, qui avaient beaucoup donné à une terre où ils étaient nés et qui un jour n’ont eu le choix qu’entre la valise et le cercueil. Ils ont tout perdu. Je veux qu’on les respecte. Je veux dire que si la France a une dette qu’elle n’a pas réglée, c’est celle qu’elle a vis-à-vis de ceux qui en Indochine et en Algérie se sont battus pour elle et ont du quitter leur pays pour ne pas être assassinés. Je veux que la France reconnaisse sa dette, vis-à-vis des harkis et des supplétifs d’Indochine et qu’elle l’honore. C’est une question d’honneur et l’honneur pour moi c’est encore une vertu cardinale pour un homme comme pour une nation ».

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Propos de Nicolas Sarkozy parus dans Philosophie mag n°8 :

"J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable."

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Nous on va se manger les mains...